Généralement, les cors sont divisés en quatre parties correspondant aux quatre postes : les deux cors aigus (1 et 3) et les deux cors graves (2 et 4). Cela vient de l’utilisation des vents par deux à la période classique. À l’époque on utilisait des cors naturels fonctionnant avec des tons que l’on pouvait changer en fonction de la tonalité de la pièce. Seulement il n’était possible de jouer de façon homogène que sur les harmoniques naturelles du ton utilisé, et il était très difficile de moduler sans devoir changer de ton. Or changer le ton demande un certain temps, ce qui n’est pas forcément envisageable dans toutes les pièces. Pour pallier à ces problèmes, les compositeurs ont commencé à écrire deux paires de parties de cors, chacune dans un ton différent (généralement une paire avec le ton correspondant à la tonalité principale, et l’autre paire avec le ton de la dominante). Ils ont ainsi pu avoir un panel de notes beaucoup plus large à leur disposition pour compléter leurs parties de cor. Cette écriture est restée jusqu’à aujourd’hui et est toujours utilisée par la quasi-totalité des compositeurs actuels. Elle permet maintenant une utilisation optimale de la tessiture en la partageant entre les quatre cornistes.

Ces quatre postes ont des spécificités et des rôles bien définis, et sont tous aussi importants les uns que les autres pour le bon équilibre du pupitre :

Click on the Edit Content button to edit/add the content.
Click on the Edit Content button to edit/add the content.
Click on the Edit Content button to edit/add the content.
Click on the Edit Content button to edit/add the content.
Click on the Edit Content button to edit/add the content.

Aussi appelée assistant, elle est assise à gauche du 1er cor, et est chargée de le relayer lorsque sa partie est très fatigante. Elle joue généralement les passages en tutti dans des nuances fortes qui sont généralement assez éprouvants, pour laisser le soliste se reposer afin qu’il puisse jouer les passages solo avec plus de fraîcheur. C’est un poste souvent considéré comme ingrat, puisqu’il exige, malgré de très rares interventions, de se tenir prêt durant toute la pièce pour pouvoir subvenir à la moindre défaillance du 1er cor. Il faut donc être capable de jouer de la même manière et avec le même son que le soliste pour que le changement d’instrumentiste ne soit pas entendu, tout en n’ayant presque pas joué pendant la pièce (la plupart des solistes préfèrent ne confier que très peu de passages à leur doublure, certains ne laissent même rien jouer du tout).

La doublure peut aussi concerner le 3e cor, les autres parties aussi mais beaucoup plus rarement car la nécessité ne s’en présente presque jamais.

Les cornistes font souvent appel à une doublure en orchestre à vent ou en ensemble de cuivres car les parties sont souvent très exigeantes dans ces formations.