Notation : « flatt », « flt. », flz. »

Le flatterzunge s’obtient en faisant rouler sa langue dans sa bouche, à la manière des r roulés. Il ajoute au son une forte granulation et peut se faire aussi bien dans des nuances faibles que fortes. Certaines personnes ne sachant pas rouler les r préfèrent utiliser la technique du growl.

Le flatterzunge peut se noter de deux façons. On peut écrire simplement « flatt », « flt. » ou « flz. » au-dessus de la note concernée (avec éventuellement des pointillés et un crochet s’il s’agit d’un groupe de notes), ou on peut mettre plusieurs barres obliques (notation simplifiée des triples ou quadruples croches) sur la queue des notes concernées. Cette dernière notation – la plus pratique et la plus utilisée aujourd’hui – présente cependant le désavantage de ne pas préciser le type de granulation voulue et peut donc être interprétée indifféremment comme étant un flatterzunge ou un growl. Pour éviter cette confusion, le plus simple reste de préciser dans la notice le type d’effet voulu pour la notation choisie (bien que les notations présentées soient universelles et comprises par tous les cornistes), ou encore d’utiliser les deux notation simultanément à chaque occurrence de l’effet.

Le flatterzunge est faisable sur toute la tessiture mais à des degrés différents. Les tessitures grave à médium-aigu restent celles pour lesquelles faire rouler sa langue tout en jouant est facile. Le registre sous-grave pose plus de problèmes notamment en raison de la quantité d’air nécessaire : faire rouler la langue demande une quantité d’air supplémentaire qui s’ajoute à celle nécessaire pour faire sonner des notes graves. La langue étant plus basse dans ce registre, les battements qu’elle produira seront mécaniquement plus lents. Enfin dans le registre aigu, étant donné la faible quantité d’air nécessaire et la position haute de la langue, il peut être très délicat de sortir des flatterzunge. Il vaut donc mieux proscrire l’utilisation de cette technique sur des notes aiguës et piano, conditions particulièrement défavorable à l’apparition de flatt. et à son contrôle.

NB : Chaque note de l’exemple ci-dessus sera jouée

une fois mezzo-forte, une fois piano et une fois forte.

La mise en roulement de la langue est un geste assez long et énergivore, il est donc plus facile et intuitif de lier les notes lors de l’utilisation de cette technique. Cependant le détaché n’est pas inenvisageable pour autant, il est simplement très limité au niveau du tempo et de l’articulation. Principalement en raison de l’inertie de cette technique, une vitesse maximum de l’ordre des doubles-croches à 60 à la noire est préférable (la vitesse maximum pour laquelle il est possible de prononcer plusieurs fois « tr » à la suite en roulant les r).