En jouant dans l’embouchure par le côté habituel, on peut couvrir presque toute la tessiture de l’instrument : du contre-ut écrit au registre sous-grave. La principale difficulté est le volume sonore. En effet, l’embouchure n’a pas de pavillon* et projette donc très peu le son. Il est assez facile d’obtenir la nuance pianississimo, mais le maximum de force se limite au mezzo-piano voire au mezzo-forte (ressenti comme un fortissimo).
Comme pour le cor, il est possible d’obtenir un effet wah-wah en couvrant et découvrant la queue de l’embouchure avec la main. Il est aussi possible de bloquer brusquement le son (à la manière des sons électroniques par exemple) en posant d’un coup son doigt à l’extrémité de la queue de l’embouchure de manière à l’obstruer complètement.
* Les embouchures de cor naturel ont une perce plus petite, il est donc possible de placer leur queue à l’intérieure de celle d’une embouchure moderne. On obtient ainsi une sorte de « double embouchure à pavillon » dans laquelle on peut souffler par un côté ou l’autre.