Il s’agit d’un instrument naturel (sans palettes ou pistons, on ne peut donc jouer que les notes de la série harmonique de l’instrument) complètement en bois de sapin (embouchure comprise) et entièrement déroulé (il peut mesurer de 3,50m à 18m selon les modèles). Il était traditionnellement utilisé par les vachers et bergers suisses pour se communiquer des informations d’une montagne à l’autre. Originellement en Fa#, il existe maintenant différents rallonges ou tailles pour le mettre dans de nombreuses tonalités (le plus usité aujourd’hui restant le cor des Alpes en Fa). Le bois étant un matériau particulièrement sensible et lourd, il existe des modèles télescopiques (donc plus faciles à transporter) en fibre de carbone ou en fibre de verre, bien que cela altère la qualité de son procurée par le bois. Il est uniquement joué debout pour des question de tenue de l’instrument.
Du fait du matériau, le son est beaucoup plus doux et velouté qu’un cor usuel en métal, il est aussi plus ample et prend plus d’espace. La sensation de jeu est aussi très différente car les harmoniques ont une place différente dans l’instrument.
Vers le XIXe siècle est apparu le Büchel, un cor des alpes très court dont la tessiture se rapproche de celle de la trompette. Il est lui aussi en bois, mais enroulé sur lui-même, et n’avait qu’une fonction de communication. Autant le cor des Alpes est un instrument très commun, autant le Büchel est extrêmement rare.
Büchel en Ut et cors des Alpes en Si♭, Fa et Ut grave