On peut aussi combiner détaché et lié en séparant les notes de manière très brève, tout en gardant une continuité du souffle. C’est ce que l’on appelle « détacher dans le son ».

Une bonne image pour l’exécution de cette articulation est celle d’un filet d’eau au robinet dans lequel on viendrait très rapidement passer le doigt à un tempo donné, le filet d’eau étant le souffle et le doigt qui vient l’interrompre étant la langue.

Cette articulation peut s’écrire de différentes manières :

C’est un détaché dans le son plus proche du lié que du détaché. Il y a une attaque plus feutrée (prononcée « d » voire « l », et non « t ») sur chaque note. Le son et le souffle sont très continus. Le caractère « détaché dans le son » est donné par une plus grande direction du groupe de notes que dans le louré.

C’est un legato avec des « accents de diaphragme ». En envoyant une quantité d’air et une pression plus importantes d’un coup, le son « enfle » brusquement et brièvement.

Le détaché dans le son peut se décliner sous toutes formes et combinaisons d’articulations, dont voici les plus usuelles. Attention, si vous voulez obtenir une articulation bien particulière via ces notation, veillez à la préciser en notice. La façon d’interpréter ces articulations n’étant pas complètement établie, elle peut varier selon les musiciens) :

On peut faire des accents « normaux » (séparés), mais avec de la direction et un son un peu plus continu que dans le détaché, à la manière du Lié avec des points. Pour préciser vraiment cette articulation, on peut alors superposer accents, points et lié.

On peut faire des accents plus longs, avec de la direction et un son très continu, à la manière du Lié avec des traits. Pour préciser vraiment cette articulation, on peut alors superposer accents, traits et lié.