Comme expliqué précédemment, lorsque deux notes sont simultanément jouée et chantée, une troisième (résultante) voir parfois plusieurs autres apparaissent. Cet effet est habituellement surtout représenté sur des intervalles consonants (tierces, quartes, quintes, sixtes, septièmes, ainsi que leurs homologues à l’octave supérieure) afin de construire des accords de trois notes grâce aux résultantes. Par exemple, en jouant un do et en chantant un la au-dessus du do, un fa en-dessous du do va apparaître, formant un accord de fa majeur. Il en est de même pour un do joué, un sol supérieur chanté, et un do inférieur qui apparaît, formant un accord de quinte à vide sur do ; ou encore avec do et mi, c’est le do deux octave en-dessous du premier do qui apparaît. Pour obtenir la fréquence de la résultante, il suffit de soustraire la fréquence de la note la plus basse à celle de la note la plus haute.
Ce principe est également applicable sur les intervalles dissonants. Dans ce cas, non seulement les notes jouée et chantée entrent en résonance, mais aussi les notes présentes dans le spectre harmonique de ces deux notes ! C’est bien sûr aussi le cas pour les intervalles consonants, mais ici les spectres harmoniques sont plus éloignés, ce qui a un impact sur les résultantes obtenues, qui peuvent être aussi bien aiguës que graves. On peut donc obtenir des accords aux sonorités semblables à celles des multiphoniques des bois.