Joué avec un détaché normal
Joué en coupant le son avec la langue
Couper l’air avec la langue est possible chez tous les cuivres pour rechercher un effet particulier, par exemple pour se rapprocher des sons électroniques avec un début et une fin très nets. Dans ce cas, on prononce « t » au début mais aussi à la fin de la note, le son est alors coupé sec, brutalement, sans aucune résonance. La technique classique l’évite cependant le plus possible, préférant les notes résonantes.
Joué avec un détaché normal
Joué en coupant le son avec la langue
On peut utiliser cet effet à la fin d’une note tenue ou à la fin d’une note courte. Cependant dans ce deuxième cas il faut veiller à ce que la vitesse ne soit pas trop élevée pour que l’on ait le temps de prononcer le « t » final (pas plus vite que des doubles-croches à 90 à la noire).
Il n’existe pas encore de notation établie pour cet effet. Le compositeur est donc libre de trouver le symbole lui correspondant le mieux (dans ce cas il faut bien l’expliquer dans la notice ou en note de bas de page). Certains symboles ne doivent pas être utilisés car ils renvoient à d’autres techniques, par exemple celui utilisé à la harpe pour étouffer une corde : il est très proche du symbole désignant la technique demi-bouché. Voici plusieurs pistes de symboles :
Le plus intuitif et évident pour un corniste serait d’écrire un « t » au dessus du moment ou de l’endroit où la note doit être coupée. Il serait donc écrit juste au-dessus de la note pour signifier une note très courte, ou bien sur le silence suivant une note (ou juste avant) pour couper la note à la fin de sa valeur (un peu comme les consonnes à la fin des mots pour les chanteurs).
Il est aussi possible d’utiliser le symbole du « piqué », dont on détournerait la fonction. Son effet ne serait alors plus de raccourcir la note, mais de lui donner une fin nette.
Le symbole du pizzicato Bartók peut aussi être utilisé car il marque bien le côté bref de cette technique. Cependant, il peut tout de même être ambigu : il renvoie à quelque chose de percussif, alors que cette technique ne l’est pas.
Enfin, il est aussi possible de placer un signe sur la queue ou la tête de la note qui doit être coupée.
Attention tout de même à bien expliquer la notation choisie dans la notice ou en note de bas de page, afin d’éviter qu’elle ne soit ambiguë, confondue avec une autre ou mal interprétée (particulièrement pour la notation concernant le symbole « piqué »).