L’anche de hautbois doit être utilisée directement à l’intérieur de l’embouchure car elle est trop petite pour tenir seule dans la branche d’embouchure. En jouant sur le placement et la tension des lèvres, il n’est possible d’obtenir que trois notes : le contre-sol, le contre-sol# et le contre-la (en Ut), ou le contre-ré, le contre-ré# et le contre-mi (en Fa). Il n’est possible d’avoir ces notes que sur une nuance forte et avec un son saturé et très sonore et perçant.
L’anche de cor anglais doit être utilisée avec son bocal, que l’on enfonce dans la branche d’embouchure. Il est juste de la bonne taille pour y entrer, et la butée à l’intérieur de la branche d’embouchure évite qu’il ne s’y enfonce trop profondément. En jouant sur le placement et la tension des lèvres, il n’est possible d’obtenir que les chromatismes tempérés compris entre le ré aigu et contre-fa (en Ut), ou le la aigu et le contre-ut (en Fa). Là aussi, il n’est possible d’avoir ces notes que sur une nuance forte et avec un son saturé et très sonore et perçant.
L’anche de basson n’est pas idéale car elle est trop petite pour tenir dans la branche d’embouchure et trop grande pour tenir dans l’embouchure directement. Jouer avec est donc assez périlleux et pour peu que le musicien bouge un peu, l’anche peut facilement se séparer de son réceptacle, ce qui ne garantit pas un effet stable.
Si le fil n’est pas enroulé trop bas sur l’anche, le diamètre du roseau de l’anche du contrebasson est tout à fait adapté à la perce de la branche d’embouchure du cor (il est possible d’ajouter un peu de téflon pour augmenter le diamètre si nécessaire). Jouer une note précise avec n’est vraiment pas facile, en revanche les multiphoniques ainsi que l’effet de distorsion produit par l’anche double fonctionnent tout de suite très bien.