C’est le cas le plus fréquent et le plus facile : on joue généralement une note dans le registre grave de l’instrument (les notes au-dessus de la note pédale la plus haute), et on chante une note dans le registre médium. C’est en tous cas ainsi que les sons multiples ont toujours été utilisés et que les cornistes les maîtrisent le mieux. La couleur sonore est très douce cependant les nuances supérieures à mezzo-forte ne sont pas envisageables, puisqu’il devient très difficile de contrôler l’équilibre entre la note jouée et la note chantée dans ces nuances, et qu’il est tout aussi compliqué de chanter fort dans l’instrument : la difficulté étant de faire en sorte que la note jouée ne couvre pas la note chantée !

Lorsque la note jouée et la note chantée sont toutes deux dans le registre médium ou médium-aigu en revanche, ce sont les nuances inférieures à mezzo-forte qui ne sont pas atteignables. Il est nécessaire d’avoir de la présence sonore dans ce registre et que la note soit stable et confortable pour que la voix puisse j’y ajouter. Cependant, il ne faut pas aller trop fort non plus, car cela peut vite faire mal à la gorge et aux cordes vocales, notamment lorsque le corniste n’a jamais pris de cours de technique vocale.

Enfin, dans le registre aigu et suraigu, la technique des doubles sons ne peut s’effectuer qu’en fortissimo et en criant dans l’instrument. La hauteur de la note chantée (criée) devient difficilement contrôlable, et peut même ne pas être vraiment audible. Pour ce dernier cas, il s’agit surtout d’un effet sonore amenant une sorte de distorsion dans le son.