Notation : un « + » dans un « ○ », « couvert »

En bouchant à moitié le pavillon, il est possible de faire des sons à mi-chemin entre le son ouvert et le son bouché. Aussi appelés sons d’écho, ils rendent le son plus lointain, moins timbré, étouffé, voire sombre. Leur présence sonore est un peu plus faible que celle des sons ouverts, d’où leur utilisation comme écho principalement dans les pièces solistes, mais aussi dans les pièces d’ensemble ou orchestrales.

Extrait joué bouché, couvert, puis ouvert

Boucher le pavillon à moitié, contrairement aux sons bouchés, baisse la note d’un demi-ton. Le corniste devra donc transposer la note au demi-ton supérieur afin d’obtenir la hauteur désirée. Comme précédemment, c’est au corniste de faire cette transposition et non au compositeur. Il est bon de noter que cette technique rend l’intonation plus difficilement contrôlable, car il faut parfois modifier très légèrement l’inclinaison de la main dans le pavillon entre une note et une autre qui réagira différemment.

Les sons couverts se notent en toutes lettres « couvert » (plus explicite concernant la manière d’exécution) ou bien « écho » ou « sons d’écho » (plus explicite concernant l’interprétation), le signe utilisé (plus rarement) est un « + » à l’intérieur d’un « ○ » (différent du signe utilisé pour couper la résonance à la harpe, car les branches du « + » ne débordent pas à l’extérieur du « ○ »). Comme pour les sons bouchés il ne faut pas oublier de marquer le « ○ » lors du retour au mode de jeu ouvert.

Nota Bene : les petites notes entre parenthèses correspondent aux notes réellement jouées par le corniste du fait de la transposition des sons couverts.

Elles sont inscrites ici dans un but pédagogique mais ne sont pas à écrire sur la partie de cor.

Dukas – Villanelle pour cor et piano – mesures 150 à 176 (édition Durand & Fils, 1906)