En retirant en partie l’embouchure de la branche d’embouchure et en la plaçant à l’entrée de cette dernière à un certain angle, tout l’air envoyé ne passe plus complètement par l’instrument. Les sons produits ne sont plus que l’amplification partielle via l’instrument des sons produits par l’embouchure, qui n’ont pas vraiment de hauteur déterminée. Il est donc possible de glisser sur toute l’étendue de la tessiture de l’instrument.

Cette technique nécessite cependant de tenir l’instrument d’une main et l’embouchure de l’autre, ce qui nécessite une courte pause pour se mettre dans la bonne position et trouver le bon angle entre l’embouchure et la branche d’embouchure. Elle ne peut donc pas être enchaînée avec un mode de jeu ordinaire.

Un bon exemple de cet effet est l’introduction jouée par Hervé Joulain, cor solo à l’Orchestre National de France, de Gods and Wailings de l’artiste Cathialine. Le corniste joue avec une position de jeu normale dans le clip, mais il a expliqué dans un tweet comment il a réalisé cet effet en studio.

Comme il s’agit d’un glissando continu, on l’écrira avec une ligne droite. En revanche il n’y a pas encore de notation établie pour cet effet, il faudra donc impérativement – et quelle que soit la notation adoptée – l’expliquer dans la notice ou dans une indication en bas de page. Le plus simple reste de l’écrire en toutes lettres (comme dans l’exemple plus haut), ou de l’abréger (« embouchure partiellement sortie » devenant « e.p.s. »). On peut aussi opter pour une notation schématique ou avec des symboles (en l’occurrence, le symbole proposé ici représente l’embouchure au bord de la branche d’embouchure).