La facture de chaque instrument – et donc de chaque coulisse – étant différente, il est très possible que les séries harmoniques données ci-dessous (obtenues avec mon cor Alexander 103) diffèrent selon les modèles de cor.

Coulisse utilisée

{Doigté correspondant à la coulisse en question}

En Ut :

En Fa :

Coulisse d’accord principal {P}

Coulisse d’accord de Fa {F}

Coulisse d’accord de Si♭ {B}

{F1}

{F2}

{F3}

{B1}

{B2}

{B3}

En retirant une ou plusieurs coulisses du cor, il est possible de jouer avec à la façon d’une flûte de pan. Il faut faire très attention à bien dégraisser et nettoyer complètement les coulisses avant d’effectuer cet effet, certaines graisses utilisées sur ces dernières pouvant être toxiques. Par conséquent, il est très préférable voire idéal d’avoir à disposition un deuxième exemplaire propre de la ou les coulisse(s) nécessaire(s) pour l’exécution du passage en question. Dans l’éventualité ou cela n’est pas faisable, il est aussi du ressort du compositeur de faciliter la jouabilité de ses partitions en préférant utiliser cet effet de manière indépendante (par exemple écrit comme un autre instrument sur une autre partie séparée, nécessitant un autre musicien), ou à l’utiliser en tout début de composition avant toute note jouée dans l’instrument (pour ne pas avoir à souffler dans des coulisses ayant été en contact avec leur réceptacle dans l’instrument).

Les coulisses les plus efficaces pour cet effet restent les plus petites. Elles sont suffisamment sonores et aiguës pour être entendues. À l’inverse, les coulisses plus longues dont la série harmonique est plus grave sont trop étroites pour laisser au son la place de se développer, ou ont une forme comportant trop de courbures, rendant la progression de l’air plus difficile. Ces dernières ont par contre un spectre harmonique plus étendu (les harmoniques hautes sont plus aisées à obtenir), et peuvent donc être utilisées pour des balayages harmoniques par exemple.