Notation : « sourdine bouché », « stop mute »

Cette sourdine spécifique au cor est utilisée pour homogénéiser et faciliter l’émission des sons bouchés dans les registres médium à sous-grave de l’instrument, particulièrement difficiles à faire sonner dans ces registres. Elle est par exemple très utile pour les symphonies de Mahler, dans lesquelles de telles situations se présentent régulièrement.

Mahler – Symphonie n° 6 – 1er mouvement – Chiffre 41

(édition C.F. Kahnt Nachfolger, Leipzig, 1906)

Audio : powerstopf.com

Wagner – Siegfried – Acte 1, Scène 1 fin (édition Schott, Mainz, 1891)

Audio : powerstopf.com

Mahler – Symphonie n° 6 – 1er mouvement – Chiffre 41

(édition C.F. Kahnt Nachfolger, Leipzig, 1906)

Extrait joué en sons bouchés

Extrait joué avec la sourdine bouché

Wagner – Siegfried – Acte 1, Scène 1 fin (édition Schott, Mainz, 1891)

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Extrait joué avec la sourdine bouché

Mahler – Symphonie n° 6 – 1er mouvement – Chiffre 41 (édition C.F. Kahnt Nachfolger, Leipzig, 1906)

Extrait joué en sons bouchés

Extrait joué avec la sourdine bouché

Wagner – Siegfried – Acte 1, Scène 1 fin (édition Schott, Mainz, 1891)

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Extrait joué avec la sourdine bouché

Puisque cette sourdine bouche hermétiquement le pavillon, de la même manière que le ferait la main lors des sons bouchés, cette sourdine est transpositrice. Comme pour les sons bouchés, le corniste doit jouer un demi-ton en-dessous des notes écrites pour que celles-ci sonnent à la bonne hauteur. C’est donc au corniste et non au compositeur d’effectuer cette transposition.

Certains modèles de ces sourdines (Alexander et Tri-Stop de TrumCor) comportent deux voir trois pavillons différents interchangeables permettant de changer la couleur sonore, le volume sonore, et l’aisance selon le registre utilisé. Ils permettent aussi d’accorder la sourdine en les enfonçant plus ou moins.

Certains modèles de ces sourdines (Alexander et Tri-Stop de TrumCor) comportent deux voir trois pavillons différents interchangeables permettant de changer la couleur sonore, le volume sonore, et l’aisance selon le registre utilisé. Ils permettent aussi d’accorder la sourdine en les enfonçant plus ou moins.

Il existe toutefois un modèle de sourdine sons bouchés non transpositrice : les trois modèles PotStop de Best Brass. C’est par ailleurs ce modèle qui est utilisé le plus couramment sur les cors viennois et par les musiciens du Wiener Philharmoniker entre autres.

Tous ces modèles ont en commun qu’ils permettent d’effectuer l’effet wah-wah sans avoir la sourdine appropriée. La sourdine est en effet ouverte sur le haut et possède un petit pavillon qu’il suffit de couvrir et de découvrir pour obtenir un effet wah-wah similaire à celui de la sourdine wah-wah traditionnelle (quoique légèrement différent au niveau de la couleur sonore). La sourdine wah-wah étant encore très peu répandue chez les cornistes, il est pratique de savoir que cet effet est faisable sur les sourdines sons bouchés.